Avoir (la) raison

Avoir (la) raison

C’tu juste moi qui se sent coupable de tout et de rien, pour x ou y raisons des fois? C’tu juste moi qui se crée des scénarios pas possibles pour des banalités? Sûrement que je ne suis pas la seule de même, sinon je vous confirme que je ferais je ferais tout un bon sujet d’études!

 

Je ne m’en fais pas avec tout et rien 24 h/24, 7 jours/7 mais ça m’arrive parfois de penser tout de suite au pire scénario. Je dois donc le « vomir  » sur papier pour me rendre compte que ça fait aucun sens ou j’en parle à un proche qui, thank goodness, me ramène sur terre en me versant un verre de vin tout en me disant que je pourrais écrire des méchants bons films ou que j’en écoute trop, ça varie selon ledit proche.

 

La raison! C’est quoi ça au fond la raison? Je me questionne. Est-ce que c’est quelque chose qui est inné ça ou si t’en accumules à « p’tites » doses selon les valeurs dans lesquelles tu baignes depuis que t’as la couche aux fesses? Parce qu’on s’entend que d’avoir la raison c’est d’être en mesure de discerner le bien du mal, le vrai du faux ou le faux du vrai. C’est d’être logique et sensé. On l’a sûrement tous égaré, notre raison à un moment donné, c’est clair. Moi je l’ai perdue pour une courte période de temps, le 15 juin 2009.

 

Après avoir dormi…Ouain, GUILTY x 1000…j’ai fini par m’assoupir, mais que dis-je?? J’ai finalement fini par m’endormir, de fatigue, d’épuisement, de fragilité en me disant que tout irait plus vite si je dormais.  Je sais que c’est un pléonasme, c’est juste pour vous prouver que je l’ai vraiment combattu le sommeil, avec le peu d’énergie qui me restait. I tried, really really hard.  Tsé quand tu fermes les yeux et que tu les ouvres à nouveau que ça t’as paru comme 5 minutes mais que finalement ça fait des heures qu’ils sont fermés.  J’ai voulu tenter cette technique, moi la finaude Miss Bourgeois, je vais défier le temps!! Ben tabouaire, ça a marché!

 

Alors, après avoir dormi, je me lève.  My gosh,  étourdie à en avoir mal au coeur, cernée jusqu’au menton, blanche/verte, la couleur pas pantoute santé comme l’ambiance de l’hôpital au grand complet, l’entrejambe en feu, le soluté au bras, le ventre vide mais encore gonflé pis le cœur en miettes, tsé là, fucking TOP SHAPE!

Je parviens, nah, c’est pas vrai, mon mari parvient à rapatrier le peu de vêtements que j’avais (de maternité OF COURSE), et je m’habille. Pas à la vitesse grand V mais coudonc, je m’habille pareil. T’as jamais vu quelqu’un d’aussi déterminé à vouloir s’habiller pour sacrer son camp au CHU Ste-Justine qui a remporté la garde de notre poupoune Emma, c’est le prénom qu’on lui a donné, je vous confirme donc que les papiers ont été remplis bien en règle.

 

L’infirmière entre :

Elle : « Mme Bourgeois, vous faites quoi là? »

Moi avec un look vitreux de fille pas en santé qui veut certainement  tout dire : « Ben je m’habille là »

Elle : « Mme Bourgeois, vous devez rester avec nous au moins un autre 24 heures, vous faites de l’anémie, le médecin n’autorise pas votre congé et…»

Moi (Maman! Je m’excuse parce que 1) je lui ai coupé la parole et 2) pour mon langage, mais elle m’a cherchée pis elle m’a trouvée) : « J’me cri..tu pas que le médecin veuille pas que je me pousse. Ma fille, en détresse, a besoin du peu de mère qu’elle a, alors tu me prépares une décharge que je vais gentiment signer et après je vais prendre mes cliques pis mes claques. Merci! »

 

Je l’ai perdu là, ma raison. Au moment où j’ai pris mon rôle de mère au sérieux. Parce qu’au fond, c’était quoi la logique? Comment aurais-je pu être sensée? On fait comment pour discerner le bien du mal? Pour n’importe qui d’autre, il en aurait probablement été autrement, mais pour moi, ce matin-là, le mal était physique et le bien m’attendait dans un incubateur du 6e étage de néonatologie.

 

Je tiens à faire une mention spéciale à mon ex-mari, père de mes amours, et maintenant, ami précieux. Il a su me soutenir et être présent tout au long de cette expérience de vie et des autres qui s’en sont suivies. Tout au long j’écris au « je » mais sachez que nous étions un « nous » très unis et que sans lui, ces textes n’auraient aucunement leur raison d’être. Tout ce qui est écrit dans ces textes, NOUS l’avons vécu…seulement, les ressentis, je ne peux les décrire qu’au JE.

 

MissFancy : Mon vrai prénom c’est Audrey…j’ai rien,croyez-moi…de toute façon les mensonges et moi, on ne fait pas bon ménage. Mon corps, pour ne pas dire ma face, refuse de collaborer à compter des menteries, elle tombe tout de suite en un mode shutdown ridicule du genre yeux qui louchent, joues rouges, mordillage de lèvres incontrôlable, etc. Bref, j’ai appris dès mon jeune âge que c’était mieux pour tout le monde si seule la vérité sort de ma bouche avec du tact (bien sûr) de fancy. C’est juste un surnom que je me suis fait donné au secondaire et ce fut aussi mon premier courriel. On repassera pour l’originalité, j’en conviens. Mère de 3 enfants, dont 2 seulement sont encore parmi nous. Un grand de 6 ans, artiste, enjôleur, affectueux, geek à la limite mais tellement affectueux et un mini de 4 ans, téméraire, moqueur, indépendant qui se fout du monde entier mais qui réussit à charmer x 1000 par sa petitesse et ses expressions faciales. 2 gars complètement différents mais qui rockent my world!
Séparée depuis 2 ans mais faisant partie des chanceuses pour qui l’ex compte encore comme étant l’homme de sa vie sans le côté amoureux (au sens propre) de la situation. Je mène une vie rangée dans mon sous-sol de maison que je loue dans les Cantons-de-l’Est et je suis adjointe administrative à temps plein nouvellement attirée par ce truc appelé blogue!